Les paysages périurbains, des héritages à une gestion différenciée des territoires

14 et 15 septembre 2011

Le colloque se déroulera à Blois, dans les locaux de l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage ; il est associé à une autre manifestation, initiée par l’agglomération de Blois et piloté par le CAUE 41, les rencontres Nature & Paysage « Quelles places pour l’agriculture dans une société urbaine en mutation ».

Présentation du colloque

A l’initiative d’enseignants-chercheurs de l’UMR CITERES, de l’ENSNP et du LEESA Angers, le colloque souhaite faire l’état des lieux des recherches en cours et induire un dialogue entre chercheurs de différentes disciplines sur la question des héritages et des perspectives d'évolution des paysages périurbains mais également sur les modèles de développement et les outils de gestion émergents des articulations ville – campagne.

Les paysages périurbains renvoient à des processus de recompositions sociales et économiques des territoires. Interroger les paysages périurbains revient ainsi à saisir les dynamiques et les enjeux en présence mais également à centrer les analyses sur la capacité d'organisation des acteurs dans ces territoires, leurs modalités d'action, les innovations sociales induites par des contextes en mouvement et la prise en compte des ressources locales dans les projets où les intérêts et les stratégies se complètent sans forcément se concurrencer.

Ces lieux de confluence expérimentent depuis plusieurs décennies des pratiques de gestion ou de valorisation renouvelées des paysages (formes, repères identitaires, représentations, valeurs …).

L'objet de la rencontre est d’analyser, sous l’angle original des paysages, les initiatives qui progressivement traduisent au delà de la diversité des usages, l'idée d'une gestion différenciée et partagée des paysages et territoires associés. Une publication est prévue dans un numéro thématique de la revue en ligne Projets de Paysage.

Trois axes seront développés :

Axe 1- Les héritages des paysages périurbains :
Il s’agit d’interroger l’histoire des structures foncières pour mieux en apprécier le poids dans l’état actuel et futur des paysages. Quelles sont les problématiques de leur mise en place naguère, face à celles de l’actuel étalement urbain? Quelles sont les capacités d'inertie et de résistance induites des divers héritages qu’ils soient de nature agricole, industrielle ou autre? Quelles sont les transformations des enclaves agricoles ou industrielles ? Sont-elles effacées ou intégrées dans de nouveaux projets d’aménagement ?

Axe 2 – Echelles, acteurs et politiques de gestion des paysages du périurbain :
Les démarches, issues du Grenelle de l’Environnement, visant à aménager des trames vertes et bleues aux portes des villes peuvent induire des politiques volontaristes plus économes des terres agricoles ou « naturelles ». Dans cette perspective, on s’interrogera sur la pertinence des échelles, des compétences, mais aussi sur la gouvernance et les acteurs des politiques de gestion du paysage dans le périurbain. Comment organiser, réguler l'étalement urbain et conserver ainsi des espaces agricoles et « naturels »? Quel est le rôle des procédures d'aménagement du foncier, depuis les tentatives de remembrement-aménagement jusqu’aux ZAP et PEAN?

Axe 3- Les nouvelles formes de productions paysagères :
Des cultures maraichères ou horticoles, des produits d’élevage écoulés en vente directe ou non en passant par l’agriculture de loisirs par les périurbains non agriculteurs, en quoi les multiples formes d’agriculture, des plus conventionnelles aux émergentes, produisent et structurent les paysages? Par ailleurs, les systèmes agricoles sont l'interface d'enjeux globaux (sécurité alimentaire, réchauffement, concurrence entre productions alimentaires et énergétiques) et locaux (approvisionnement de proximité, circuits courts, qualité du cadre de vie). Comment dans ces espaces ouverts à la ville y développer une économie agricole multifonctionnelle compatible avec l’impératif de nourrir le monde? Enfin des agricultures périurbaines organisent de façon plus ou moins formelle des partenariats entre acteurs agricoles et consommateurs et donc produisent du regard dans ces nouvelles alliances, échanges, dialogue... Ces nouveaux regards portés par les habitants, les associations locales sur les formes produites sont-ils un élément de reconnaissance d'une nouvelle géographie des paysages périurbains?

Renseignements pratiques

Colloque sur inscription (frais 70 euros comprenant les trois repas), bulletin et règlement à envoyer avant le 10 juillet

Bulletin à télécharger en pdf et word

Pour tout autre information complémentaire : apu2011@ensnp.fr

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